Les métiers du jeu vidéo : Entrevue Kevin Gokana, développeur en expériences immersives

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Kevin est mon ami, au début nous nous sommes connus grâce à nos précédents emplois et nous avons alors remarqué de nombreux points en commun dont notre passion pour les bons jeux de combat.

Je souhaite aujourd’hui m’entretenir avec lui, car je sais qu’il a voulu travailler dans l’industrie du jeu vidéo pendant longtemps et qu’il y est parvenu. Je pense que son parcours peut inspirer des enfants, adolescents et étudiants qui aspirent à rejoindre l’industrie.

Marc: Bonjour Kevin ! Pourrais-tu s’il te plaît nous dire quelle est ta profession actuelle?

Kevin: Bonjour, actuellement je suis développeur en expériences immersives chez Illogika !
Concrètement, je développe des applications et des systèmes interactifs en me servant de technologies utilisées dans le monde du jeu vidéo.

Marc: Et est-ce que c’est ton premier job dans le jeu vidéo?

Kevin: Il s’agit effectivement de mon premier job dans le jeu vidéo, même si par le passé j’ai eu l’occasion de développer des jeux web éducatifs dans le cadre d’un stage (dans le secteur de la finance).

Marc: Quelles études as-tu effectuées ?

Kevin: Tout d’abord j’ai vécu en France de ma naissance jusqu’au lycée, j’ai donc suivi un cursus scolaire français assez classique. Par la suite, pour des raisons familiales, je suis parti vivre au Congo. J’y ai finalisé mes années de lycée dans un établissement français privé où j’ai fini par obtenir un Baccalauréat Scientifique. J’ai ensuite eu l’opportunité de pouvoir voyager au Canada où j’ai pu m’inscrire à Polytechnique Montréal et poursuivre un cursus scolaire canadien jusqu’à l’obtention d’un Baccalauréat en Génie informatique.

Marc: Quel a été ton parcours pour travailler dans l’industrie du jeu vidéo?

Kevin: De base j’ai toujours été attiré par le jeu vidéo et j’ai d’ailleurs commencé à jouer assez tôt.
Dès mes 3 ans j’ai eu l’opportunité d’accéder à une NES et de faire mes premiers pas vidéoludiques en jouant à Mario, et je n’ai pas vraiment cessé de jouer depuis…
Plus tard, avec l’arrivée d’internet chez moi, j’ai pu acquérir des connaissances me permettant de commencer à coder.
J’ai pu me rendre compte que concevoir un jeu par mes propres moyens était quelque chose de faisable et avec le temps j’ai parcouru différents frameworks et moteurs de jeu jusqu’à finalement jeter mon dévolu sur Unity.
À la fin de mes études, les prototypes de jeu que j’ai pu développer sur Unity m’ont servi de portfolio et m’ont permis d’obtenir un premier emploi.
Celui-ci consistait principalement à développer des interfaces graphiques via Unity en support d’un système de communication.
Cette expertise m’a permis d’étendre mes compétences et d’obtenir par la suite un emploi dans le milieu du jeu vidéo. Depuis je travaille sur différents types projets principalement basés sur Unity.

M: À quoi ressemble une journée type en tant que développeur en expériences immersives ?

K: Une journée type en tant que programmeur consiste principalement à passer beaucoup de temps devant son écran afin de résoudre différents types de problèmes grâce à la programmation.

Me concernant, je commence généralement la journée avec un meeting qui sert de récapitulatif de la veille et qui permet de mettre à plat les objectifs de la journée.
Par la suite, je rentre dans la phase d’exécution des tâches où j’essaye de valider le plus d’objectifs possible.
Et pour finir, je rentre dans une phase de conclusion où je fais le bilan de ma journée, sauvegarde et archive, afin que tout soit prêt pour pouvoir reprendre le travail dès le lendemain matin.

D’un point de vue externe cela peut sembler routinier et peu attractif, mais si le projet sur lequel vous travaillez vous tient à cœur et/ou si les tâches qui vous sont attribuées vous intéressent, vous serez surpris de voir à quel point ces journées passent vite!

Quels sont les points que tu apprécies le plus en travaillant dans l’industrie?

Tout le monde n’a pas l’opportunité de travailler dans une industrie ou dans un environnement qui les passionne.
Dans la mesure où la conception de jeux vidéo me plaît, avoir la chance d’être rémunéré pour pratiquer cette activité est à mes yeux un privilège indéniable.
J’ajouterais aussi que travailler dans cette industrie me permet de découvrir et d’expérimenter beaucoup de différentes technologies que je trouve fascinantes.

Quels sont les points négatifs lorsqu’on travaille dans l’industrie?

Selon moi les points négatifs se rapportent surtout aux conditions de travail sur certains projets.
Il n’est pas rare dans l’industrie de se retrouver sur des projets avec des deadlines difficilement atteignables et de se voir poussé à effectuer des heures supplémentaires.
On peut également se retrouver affecté à effectuer des tâches dites nécessaires mais pas forcément passionnantes, ce qui peut rendre les journées particulièrement longues et monotones.

La seconde partie de l’entrevue est disponible ici !

À propos de Marc Shakour

Ancien programmeur de jeu vidéo, chroniqueur, professeur, compétiteur... Marc connaît très bien l'univers et l'industrie du jeu vidéo depuis toujours. Il a décidé d'aider les néophytes à découvrir de nouveaux univers, mondes et créatures fantastiques.

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