Test : No More Rainbows expliqué aux parents

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Ce que les parents doivent savoir

No More Rainbows est un jeu de réalité virtuelle qui mobilise les mouvements du joueur pour propulser le personnage dans son environnement. Dans No More Rainbows, le joueur incarne un monstre dont le territoire est envahi par des petits villageois tous ronds et heureux. Incapable de tolérer tout ce bonheur, le monstre souhaite se débarrasser des envahisseurs et les chasser de son territoire. Le joueur doit utiliser ses bras pour se déplacer et effectuer des sauts, et déployer ses griffes pour attaquer les petits villageois ronds et blancs qui explosent en confettis quand ils sont détruits. C’est un plateformer humoristique, dans lequel le joueur incarne un vilain et doit causer des dommages à son environnement et cumuler des âmes en détruisant des PNJ.

Plus le joueur détruit et attaque, plus sa jauge de violence se remplit, jusqu’à atteindre une sorte de rage qui l’enflamme littéralement. Le défi principal réside en l’atteinte des objectifs sans tomber dans le vide (chaque niveau semble « flotter », il faut donc faire attention pour éviter de tomber sur les côtés en sautant trop loin).

Le contraste entre le vilain monstre et les villages pleins d’arcs-en-ciel et de bonbons est comique et offre une expérience visuellement stimulante. Entre chaque niveau, le joueur est ramené dans un hub central où il doit cumuler les points de chaque niveau pour en débloquer de nouveaux, et ultimement affronter le boss avant de passer au monde suivant, un principe rappelant beaucoup des plateformers de franchises telles que Crash Bandicoot et Spyro. Des défis sont à répéter à chaque niveau, notamment un défi de complétion (détruire tous les villageois et tous les ballons en forme de licorne) et un défi de chronomètre (atteindre la fin du niveau avant un temps défini). Il est possible de retourner dans les niveaux afin de les rejouer et de retenter sa chance aux défis.

Détails

Date de sortie: 1 juin 2023
Développeur: Squido Studio et Robot Teddy
Éditeur: Squido Studio
Disponible sur: Meta Quest 2 VR, Steam VR
Format disponible: Numérique
Version testée: Meta Quest 2 VR

Genre de jeu: Plateformer VR
Thèmes abordés: Violence, aventure
Durée d'une partie: 5 minutes
Durée du jeu principal/de l'histoire: 5 heures environ
Durée totale pour tout compléter: Selon les compétences du joueur, pour relever tous les défis

Langues des textes: Anglais, Français,
Langues des voix: Anglais,

Nombre de joueurs locaux: 1
Nombre de joueurs en ligne: 3

Niveau d'expérience nécessaire

Age 3+ 7+ 12+ 16+ 18+
Débutants
Intermédiaires
Expérimentés

Il y a de la violence (cartoon) et l’opportunité d’être cruel. Il n’y a pas de sang.

C’est vraiment aux antipodes d’un message positif, mais c’est aussi ce qui défoule et fait rire, il ne faut donc pas trop prendre cela au sérieux.

Le défi technique au début est bien présent, mais bienvenu.

Il y a des microtransactions en ligne pour les items cosmétiques, mais sans plus.

Modes de jeu locaux

Le mode histoire permet de compléter les niveaux et de suivre la progression de l’histoire en solo.

Modes de jeu en ligne

Un mode de jeu 3 contre 3 est disponible en ligne, où les joueurs peuvent s’affronter directement ou faire compétition dans différents types de mini-jeux dans 12 arènes différentes. Les joueurs peuvent cumuler des objets et des items cosmétiques pour modifier leur personnage en jouant en ligne. Les joueurs peuvent également faire compétition grâce au défi chronomètre de chaque niveau du mode histoire et se classer parmi les joueurs les plus rapides localement. À noter que le jeu supporte le multi-plateformes, donc les gens qui jouent avec Steam VR peuvent jouer avec leurs amis qui jouent sur Meta Quest.

Extensions (DLC)

Il n’y a pas d’extensions.

Notre avis

Le jeu est visuellement attrayant et coloré. Du côté des déplacements, les contrôles rappellent un peu ceux de Gorilla Tag : le joueur doit utiliser ses bras pour avancer et se propulser lors des sauts, et pour attaquer. C’est peu précis et difficile à maîtriser : on se cogne souvent dans les murs et on tombe dans le vide au début. Malgré tout, on finit par comprendre assez rapidement comment faire et on devient vite meilleur. C’est honnêtement une belle façon de se défouler, puisque le jeu nous pousse quand même à travailler fort physiquement, surtout pour le défi contre le chronomètre ou pour grimper d’un mur à l’autre. Les défis ont un bon niveau de challenge et sont motivants, ça donne envie de rejouer de vieux niveaux pour atteindre les objectifs.

No More Rainbows est un jeu adorable qui défoule bien. C’est une belle façon de s’amuser et de « lâcher son fou » en jouant un vilain. La violence cartoon est comique, les villageois dégonflent comme des ballons et il n’y a pas de sang. Toutefois, je ne recommande pas ce jeu aux enfants, et, ce, pour deux raisons. Premièrement, l’enfant doit être assez grand pour pouvoir jouer en réalité virtuelle en toute sécurité, le casque doit être bien installé pour éviter les blessures. Deuxièmement, même si la violence est très cartoon, les personnages crient lorsqu’on les attaque et semblent clairement en détresse ou en douleur, ce qui nuit au caractère à première vue innocent du jeu. Il est définitivement possible d’être plus cruel que la progression du jeu le requière. Si vous commencez à ressentir de la sympathie pour les villageois, le jeu devient un peu moins fun. Il faut donc avoir un humour un peu noir et un certain niveau de maturité pour apprécier naïvement No More Rainbows sans trop s’attacher aux petites boulettes de villageois. Je recommande donc le jeu à un public d’âge adolescent et plus.

Bande-annonce

À propos de Myriam Baulne

Traductrice agréée aussi détentrice d'un DEC en animation 3D et synthèse d'images, Myriam est constamment à la recherche d'opportunités afin d'allier ses passions pour les jeux vidéo, les TTRPG et la rédaction. Armée d'un solide bagage journalistique, elle est outillée pour vous rapporter toute l'actualité et l'information sur vos jeux favoris.

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