Test: Pokémon Pokopia expliqué aux parents

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Ce que les parents doivent savoir

Pokopia est un spin-off de la célébre franchise Pokémon. Cette fois-ci, oubliez les combats, les rêves de devenir «le meilleur dresseur» ou de «les attraper tous». Dans Pokopia, il s’agit plutôt d’aménager une île et de créer un environnement propice à une vie confortable pour nos amis Pokémon.

On incarne un Ditto, petit Pokémon à la capacité spéciale de se transformer en n’importe quoi ou presque. On se réveille sur une île mystérieuse, dénuée de vie sauf pour un Pokémon qui y vit seul, Professeur Tangrowth (Bouldeneu en français). On apprend vite que cette île, c’est en fait le continent de Kanto, où se déroulait la toute première génération de Pokémon. L’ennui, c’est que suite à une catastrophe mystérieuse dont on apprendra les détails au fil de notre exploration, tous les humains et Pokémon ont disparu de la surface du monde.

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Qu’à cela ne tienne, parce que notre Ditto, qui prend la forme de son dresseur dont il s’ennuie énormément, entreprend de reconstruire ce monde laissé à l’abandon.

En recréant des environnement particuliers, on attire de nouveaux Pokémons, qui ont chacun des talents qui peuvent nous aider, ainsi que des demandes à combler. Par exemple, un Squirtle (Carapuce) pourra apparaître si on dispose des herbes hautes près d’un cours d’eau. En retour, il peut nous apprendre à cracher de l’eau, ce qui permettra d’hydrater le sol et de redonner vie à des plantes desséchées.

Plus tard, un Smeargle (Queulorior) nous demandera de lui créer de la peinture avec des fruits écrasés. Il faudra alors trouver un Pokémon qui a la capacité d’écraser des fruits.

Développé par l’équipe derrière les excellents Dragon Quest Builders, Pokopia fait beaucoup d’emprunts à Minecraft. Ici aussi, le monde est composé de blocs, qu’on peut détruire et redisposer à notre guise. On peut non seulement changer la forme du terrain, mais construire des bâtiments avec comme (presque) seule limite notre imagination.

Comme dans Minecraft, certains éléments qu’on peut fabriquer sur notre établi peuvent également interagir et être utilisés de façon ingénieuse. Il y a des interrupteurs qui activent des statues qui crachent du feu, des rails de train sur lesquelles on peut disposer des chariots, des boutons qui produisent certaines notes lorsqu’on appuie dessus… nul doute que l’Internet sera bientôt rempli de créations impressionnantes imaginées par des personnes plus créatives que nous.

 

Détails

Date de sortie: 5 mars 2026
Développeur: Omega Force et Game Freak
Éditeur: Nintendo
Disponible sur: Nintendo Switch
Format disponible: Physique et numérique
Version testée: Nintendo Switch

Genre de jeu: Life sim
Thèmes abordés: cozy
Durée d'une partie: 1h
Durée du jeu principal/de l'histoire: 50h
Durée totale pour tout compléter: Potentiellement illimitée

Langues des textes: Allemand, Anglais, Chinois simplifié, Chinois traditionnel, Coréen, Espagnol, Français, Italien, Japonais,
Langues des voix: Pas de voix

Nombre de joueurs locaux: 1
Nombre de joueurs en ligne: 2

Niveau d'expérience nécessaire

Age 3+ 7+ 12+ 16+ 18+
Débutants
Intermédiaires
Expérimentés

Évaluation

Pokopia est un jeu sans violence. Il n’y a pas de combats ni même d’ennemis à affronter.

Rien.

Pour comprendre les détails de l’histoire et certaines instructions, il faudra savoir lire un minimum, mais le tout demeure assez simple.

Tout ce qu’on fait, c’est aider nos amis et essayer de leure rendre la vie meilleure, et ils nous en sont tous très reconnaissants.

On ne peut pas perdre et il n’y a pas de limite de temps. On peut prendre tout son temps pour compléter les objectifs, ou même les ignorer complètement et faire comme bon nous semble.

Il s’agit peut-être du seul défaut de Pokopia, s’il faut en nommer un; à 99,99$, c’est un jeu dispendieux. Nous pensons que la quantité de contenu impressionnante qu’il offre en justifie le prix, mais l’offre aurait été plus alléchante à 79,99$ ou même 89,99$.

Modes de jeu locaux

On peut explorer et bâtir notre monde à notre guise.

Modes de jeu en ligne

On peut visiter les villes de nos amis, ou les inviter à visiter les nôtres.

Extensions (DLC)

Aucune pour le moment.

Notre avis

Minecraft est le jeu le plus populaire de tous les temps, et il y a une raison à cela; le plaisir de construire, d’imaginer et de voir ses créations prendre vie est fondamental chez l’être humain. Avant Minecraft, il y avait les Lego, et avant les Lego, il y avait les blocs de bois, les châteaux de sable, le dessin… bref, les humains, et particulièrement les enfants, aiment créer.

D’autre part, l’un des plus grand succès de Nintendo dans les dernières années est sans doute Animal Crossing: New Horizons (plus de 49 millions de copies vendues!). La série Animal Crossing s’attaque à un autre trait très humain: celui de faire partie d’une communauté, et de créer un chez-soi dans lequel on se sent bien et en sécurité.

Pokopia comprend les forces de ces deux titres monstres, et les allie dans un jeu porté par la très populaire franchise Pokémon. Tous les ingrédients sont réunis pour faire une réussite, et c’est en effet ce qu’est Pokopia: une réussite.

On prend un énorme plaisir à embellir nos villages (on en débloque plusieurs au fil du jeu), à réparer ce qui a été détruit ou à créer quelque chose de complètement nouveau. Il y a de quoi d’incroyablement satisfaisant à réparer les bâtiments en ruines, à nettoyer les routes couvertes de cendres ou de terre, à redonner vie à la verdure desséchée et à créer des abris complètement mignons pour notre personnage et pour ses nouveaux voisins Pokémons.

Même si j’ai passé plusieurs heures sur Minecraft et Animal Crossing, et que j’en reconnais les grandes qualités, je dois avouer que ce ne sont pas mes jeux favoris, parce qu’ils offrent une expérience un peu trop libre à mon goût. Je suis le genre de joueur qui aime être guidé avec des objectifs clairs, et ce n’est pas ce que ces titres offrent.

Pokopia offre un bon compromis pour les joueurs comme moi. On a constamment des objectifs à remplir. Il y a une quête à compléter dans chacun des villages, en plus des nombreuses demandes de nos villageois Pokémon. Pour moi, c’est parfait; il y a toujours quelque chose à faire. Mais si vous faites partie de ceux qui préfèrent plus de liberté, il n’y a pas de problème; très vite, Pokopia lâche les rênes, et si vous voulez ignorer toutes les quêtes pour construire une reproduction exacte du bureau de Dunder Mifflin dans The Office, grand bien vous en fasse. Vous pouvez faire ça, les quêtes vont vous attendre et vous ne serez pas pénalisés.

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On nous propose également un village (Pallet Town) dans lequel il n’y a pas d’histoire et beaucoup d’espace, si vous voulez simplement construire votre propre petit coin de paradis avec le moins de contraintes possible.

Le titre utilise également la fonction souris de la Switch 2. Je ne l’ai pas utilisé énormément, parce que je préfère contrôler mon personnage avec le bon vieux mode de contrôles standard. Toutefois, pour les constructions plus élaborées, il ne fait aucun doute que la souris offre une plus grande précision et une plus grande rapidité. Comme le changement est instantané, vous ne perdez rien à essayer les deux modes de contrôle.

La franchise Pokémon est incroyablement bien utilisée. C’est facile de s’attacher aux villageois d’Animal Crossing. C’est encore plus facile de s’attacher à nos villageois quand ils sont des Pokémons qu’on connaît depuis des décennies.

Vous dire à quelle vitesse j’ai construit l’habitat requis pour attirer Blastoise (ou Tortank, mon Pokémon favori) quand je l’ai découvert par hasard.

De façon étonnante, il y a aussi beaucoup d’histoire dans Pokopia. Elle est presque entièrement facultative. On comprend surtout ce qui s’est passé avec l’humanité et les Pokémons en lisant des journaux abandonnés et cachés aux quatre coins du monde. Mais si on décide de s’y attarder, on découvre un lore pour le moins intéressant, et une TONNE de clins d’oeil à la première génération de Pokémon.

Vous aurez remarqué qu’il y a peu de commentaires négatifs dans cette critique. Oui, on pourrait chercher des poux: la pose de blocs est parfois un peu imprécise avec les contrôles standards et euh… les costumes pour notre personnage sont limités.

Mais on refuse de bouder notre plaisir. Pokopia prend le meilleur de franchises incroyables, et en fait un tout qui surpasse à notre avis la somme de ses parts.

Que ceux et celles qui se plaignent de l’offre de jeux sur Switch 2 prennent des notes: Pokopia est un incontournable qui justifie l’achat d’une console.

Note: Un code nous a été offert par l’éditeur à des fins de critiques. Cela n’influence pas notre opinion.

 

Notre note : 19.5 / 20

Bande-annonce

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