Ce que les parents doivent savoir
Final Fantasy VII Remake est une relecture moderne du célèbre jeu Final Fantasy VII sorti à l’origine sur PlayStation 1. Vous incarnez Cloud Strife, un ancien soldat devenu mercenaire, qui rejoint un groupe de résistants écologistes pour lutter contre la compagnie Shinra, responsable de l’exploitation de l’énergie vitale de la planète et de l’oppression des habitants.
La version Final Fantasy VII Remake Intergrade comprend le jeu principal ainsi qu’un épisode supplémentaire intitulé INTERmission, composé de deux chapitres centrés sur Yuffie, un nouveau personnage jouable. Cette histoire additionnelle se déroule en parallèle et après les événements de la campagne principale.
Il n’est pas nécessaire d’avoir joué aux autres jeux de la série Final Fantasy pour apprécier ce titre : l’histoire est totalement accessible aux nouveaux joueurs.
Au fil de l’aventure, vous contrôlez Cloud et ses alliés à tour de rôle. Le jeu alterne entre exploration, résolution d’énigmes et combats contre des soldats, des mercenaires, des monstres et des machines dans un univers mêlant science-fiction et fantasy.
Enfin, même si Final Fantasy VII Remake reprend l’histoire du jeu original en la modernisant, il n’en adapte que la première partie. Cette réinterprétation est prévue comme une saga en plusieurs épisodes, dont les suites sont encore en cours de développement chez Square Enix.
Détails
Niveau d'expérience nécessaire
| Age | 3+ | 7+ | 12+ | 16+ | 18+ |
|---|---|---|---|---|---|
| Débutants | ![]() |
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| Intermédiaires | ![]() |
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| Expérimentés | ![]() |
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Évaluation
De nombreux combats avec des armes blanches, armes à feu, coups de poing, coups de pied, attaques magiques d’électricité, feu, glace, vent… Invocation et combat contre des monstres, des soldats, des robots, des extra-terrestres. De nombreux impacts sonores, bruits de cris de douleurs, d’explosions. À un moment le jeu suggère l’empalement d’un personnage, mais cela se fait hors caméra. Et un personnage se fait tirer dessus à plusieurs reprises en montant un escalier.
Certains personnages féminins ont des tenues mettant en valeur leurs physiques, ont des décolletés plongeants. Une scène contient un personnage désirant sexuellement trois personnages féminins, en le manifestant verbalement et en gesticulant explicitement.
Certains personnages féminins ont des tenues mettant en valeur leurs physiques, ont des décolletés plongeants. Une scène contient un personnage désirant sexuellement trois personnages féminins, en le manifestant verbalement et en gesticulant explicitement.
De nombreuses paroles violentes, de menaces, provocations de combat. De nombreux sous-entendus sexuels. Évocation de boissons alcoolisées à de nombreuses reprises. Les mots « sh*t », « a*shole », et « pr*ck » apparaissent dans les dialogues également.
Nécessite de savoir lire depuis des années. Il y a beaucoup de texte que ce soit pour raconter l’histoire ou pour donner les objectifs des quêtes.
Le héros et ses amis font équipe pour sauver la planète et la protéger de son exploitation outrancière.
Le système de combat est déjà assez difficile en soi, mais une fois maîtrisé, de nombreux défis vous attendent. Plusieurs niveaux de difficulté sont disponibles, et un niveau de difficulté Hard se débloque une fois le jeu complété une première fois.
Le système de combat est aussi difficile à prendre en main que jubilatoire à jouer. Il faut constamment jongler entre 2 ou 3 personnages, changer la caméra de sens, choisir les ordres pour chacun d’entre eux. De nombreux joueurs se trouvent désemparés face à une telle action. Ceux qui s’y accrochent et persévèrent y prennent beaucoup de plaisir.
Les versions Deluxe du jeu contiennent des ajouts facultatifs comme des Materia et invocations supplémentaires pour les personnages. On ne peut pas les obtenir dans le jeu sans ça.
Cela inclut :
- Cactuar Summon Materia (objet dans le jeu qui permet d’invoquer un Cactuar)
- Carbuncle Summon Materia (objet dans le jeu qui permet d’invoquer un Carbuncle)
Les versions Collector physiques contiennent tout un tas d’objets à l’effigie du jeu et de ses personnages.
Modes de jeu locaux
Un mode histoire pour l’histoire principale et un mode Intermission pour l’histoire de Yuffie et Sonon.
On peut osciller entre les 2 récits en tout temps, et chaque histoire a plusieurs emplacements de sauvegarde.
Il est recommandé de faire l’histoire principale d’abord.
Intermission est une entrelude entre FFVII Remake et FFVII Rebirth.
Notre avis
Il y avait mille façons de se tromper en refaisant Final Fantasy VII. Mille manières de décevoir les fans de la première heure, d’ennuyer les nouveaux joueurs, ou simplement de passer à côté de l’âme d’un jeu devenu mythique. Reprendre une œuvre aussi culte, plus de vingt ans après sa sortie sur PlayStation, relevait presque de l’acte suicidaire. Et pourtant, contre toute attente, Square Enix a réussi là où tant d’autres se sont cassé les dents : Final Fantasy VII Remake n’est pas seulement un bon remake, c’est une relecture inspirée, moderne et profondément respectueuse.
Dès les premières minutes, on comprend que ce projet n’a pas été traité à la légère. La ville de Midgar, autrefois suggérée par quelques décors en 3D et des arrière-plans pré-rendus, devient ici un véritable monde vivant, étouffant, vertical, vibrant. On ne traverse plus Midgar : on y vit. On en ressent la misère, la colère, la tension politique et sociale. Chaque ruelle, chaque bidonville, chaque secteur respire une identité propre. C’est l’un des grands coups de force du jeu : donner une épaisseur inédite à un univers que l’on croyait pourtant connaître par cœur.
Des personnages enfin pleinement incarnés
Cloud Strife n’est plus seulement ce héros froid et taciturne. Il est ici plus humain, plus nuancé, parfois maladroit, souvent touchant. Tifa, Aerith, Barret et les autres ne sont plus de simples archétypes : ce sont des personnages à part entière, dotés de véritables arcs émotionnels. Le travail d’écriture est remarquable. Les dialogues sonnent juste, naturels, souvent drôles, parfois déchirants. On sent que Square Enix a voulu prendre le temps de faire vivre ces personnages, de leur offrir des moments d’intimité, de doute, de légèreté.
C’est d’ailleurs là que Final Fantasy VII Remake divise un peu : en étendant l’histoire, en ajoutant des scènes, des missions et des séquences inédites, le jeu prend parfois des détours. Certains joueurs y voient des longueurs. De notre côté, on y voit surtout une volonté claire : donner du poids émotionnel à chaque instant, même si cela implique de ralentir le rythme.
Une mise en scène spectaculaire
Visuellement, le jeu impressionne. Sans être parfait techniquement, il brille par sa direction artistique. Les jeux de lumière, les décors industriels, la verticalité de Midgar, les panoramas nocturnes… tout est pensé pour servir une mise en scène quasi cinématographique. Certaines séquences sont de véritables morceaux de bravoure, dignes des plus grandes productions AAA.
La bande-son, réorchestrée avec soin, est un autre pilier de cette réussite. Les thèmes iconiques du jeu original reviennent, sublimés, modernisés, parfois méconnaissables au premier abord… mais toujours chargés de nostalgie. L’émotion fonctionne à plein régime.
Un système de combat qui modernise sans trahir
L’autre grand pari de Square Enix était le gameplay. Exit le tour par tour pur, place à un système hybride mêlant action en temps réel et stratégie. Et il faut bien l’avouer : le résultat est particulièrement convaincant. Les combats sont dynamiques, spectaculaires, mais aussi exigeants. Il ne suffit pas de marteler les boutons : il faut gérer ses personnages, leurs compétences, leurs jauges ATB, leurs rôles dans l’équipe.
Changer de personnage à la volée, exploiter les faiblesses ennemies, planifier ses attaques… tout cela donne une vraie profondeur tactique. Certains puristes regretteront peut-être le système classique, mais pour beaucoup, ce nouveau modèle est un parfait compromis entre tradition et modernité.
Un remake… qui ose être plus qu’un remake
Là où Final Fantasy VII Remake devient réellement fascinant, c’est dans sa manière de jouer avec les attentes. Le jeu ne se contente pas de reproduire l’histoire originale : il la questionne, la détourne, la réinterprète. Sans trop en dire, certaines décisions narratives osent bousculer la mémoire collective des fans. Et c’est sans doute ce qui rend l’expérience si passionnante.
On sent que Square Enix ne voulait pas seulement faire un “copié-collé” luxueux, mais proposer une nouvelle lecture de FFVII. Une version qui dialogue avec le passé tout en regardant vers l’avenir. Cela ne plaira pas à tout le monde, et c’est normal. Mais cette prise de risque mérite le respect.
Un jeu pas parfait… mais profondément marquant
Tout n’est pas irréprochable. Certains passages traînent un peu en longueur. Certaines quêtes annexes manquent d’intérêt. Quelques textures sont en dessous du reste. Mais ces défauts restent marginaux face à l’ambition et à la sincérité du projet.
Ce que l’on retient surtout, c’est cette sensation rare : celle d’avoir vécu quelque chose de fort. Final Fantasy VII Remake n’est pas juste un bon jeu. C’est une œuvre qui touche, qui fait réfléchir, qui crée de l’attachement. Il parle de mémoire, de destin, de lutte, d’écologie, d’identité. Des thèmes toujours aussi actuels, plus de vingt ans après leur première apparition.
La version Nintendo Switch 2
Cette version Nintendo Switch 2 tourne constamment en 30 images par seconde, alors que les autres versions visent les 60 images par seconde. C’est normal il s’agit d’une version sur une console portable. Les cheveux des personnages ne sont pas très bien retranscrits, et comportent des effets d’aliasing. Ça se voit surtout en mode portable. Malgré tout cela, le jeu entier est incroyablement bien retranscrit pour une console portable. Il fallait faire des sacrifices naturellement sur la performance pour cela. Pour tous les détails entre les différences, consultez la vidéo de Digital Foundry.
À noter que le jeu physique est sorti sur une Game Key Card malheureusement, c’est à dire une cartouche de jeu qui nécessite de se connecter à Internet pour télécharger le jeu.
En conclusion
Final Fantasy VII Remake est une réussite majeure. Un jeu qui réussit l’exploit de parler à deux générations en même temps. Un titre qui ne se contente pas d’exister dans l’ombre de son illustre prédécesseur, mais qui affirme sa propre identité.
C’est un hommage, une réinvention, une prise de risque… et surtout, un jeu profondément humain.
Un remake qui ne cherche pas à remplacer l’original, mais à lui répondre. Et c’est sans doute ce qu’on pouvait espérer de mieux.


